Déclaration Publique au tour d'Œdipe

Cher(e)s Ami(e)s,

Nous avons reçu la lettre suivante de Monsieur Laurent Le Vaguèrese, Président de l’association Œdipe sur Internet en date du 9 juillet 2008.


Comme vous pouvez le remarquer, il serait "propriétaire" à l’INPI du sigle "oedipe" et de ses dérivés pour tout ce qui touche au domaine culturel (éducation, formation…, publication de livres, production de films sur bande vidéo…, organisation et conduite de colloques, conférences ou congrès…, publication électronique de livres et de périodiques en ligne). Il est à noter qui si on admettait la validité de ce dépôt de "marque", aucune des œuvres précitées ne pourraient comporter le terme "oedipe" sans l’accord de Monsieur Laurent Le Vaguerèse.

Fort de cela, il nous interdit, à l’approche de la remise du prix, le 7 octobre 2008 à la librairie le Divan, d’utiliser le terme "Prix Œdipe" que nous décernons depuis plus de 15 ans. Dans ces conditions, nous avons été dans l’obligation d’avoir recours à une procédure en référé.

Monsieur Laurent Le Vaguèrese a fait parvenir aussi en date du 15 Septembre et très largement diffusé par mail, un courrier "trop c’est trop"

Il est aussi à noter que Monsieur Laurent Le Vaguerèse n’est pas fondateur mais plutôt co-fondateur avec moi-même, Danièle Levy et Christine Van Den Berg de l’association Œdipe et du minitel 3615oedipe en 1989.

Nous regrettons vivement d’avoir été contraints à de telles démarches.

Cordialement,

Delia Kohen
Présidente d’Œdipe le Salon

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Suite de Référé

Paris le 3 novembre 2008

Chers collègues,

Nous vous avions tenu au courant, dans la déclaration publique du 25 Septembre sur le site de l’association www.oedipelesalon.com, de la nécessité dans laquelle nous nous sommes trouvés d’engager une procédure en référé, la seule permettant d’obtenir une décision de justice avant la remise du prix Œdipe le 7 octobre 2008 à la librairie le Divan

L’ordonnance rendue le 7 octobre réfute les arguments développés par Laurent Le Vaguerèse dans sa lettre du 9 juillet 2008. Il prétendait qu’il "pourrait faire valoir ses droits au plan juridique sans inquiétude quant aux décisions qui pourraient en découler :", le juge des référés relève au contraire qu’il n’est pas possible de "reconnaître avec évidence un droit exclusif à l’une ou l’autre des parties sur le vocable Œdipe" et ce, il faut le souligner, malgré le dépôt par Laurent Le Vaguerèse de la marque "Œdipe" à INPI. Il soutenait qu’il ne pourrait pas "laisser s’installer une confusion qui serait nuisible au lancement de ce prix :", le juge relève que s’adressant à un public averti, le risque de confusion n’existe pas. Il déclarait qu’il ne lui serait "pas possible après la rentrée de Septembre 2008, de laisser utiliser par d’autres le terme "Prix Œdipe". L’ordonnance rendue lui enlève toute illusion sur ce point.

Cette ordonnance nous donne la garantie que Laurent Le Vaguerèse ne pourra pas faire interdire l’utilisation du terme Œdipe par notre association, au moins par la voie du référé. L’ordonnance par contre, rejette notre demande d’interdiction en jugeant "que le projet de Laurent Le Vaguèrese de créer en 2009 un « Prix Oedipe des libraires » ne suffit pas à caractériser un trouble manifestement illicite".

Informés, depuis plusieurs mois de ce projet et jusqu’à cette lettre du 9 juillet, nous n’y avions vu aucune objection. Nous n’avons aucun monopole en la matière, toutes les initiatives prises par d’autres pour favoriser la connaissance et la circulation des travaux des psychanalystes nous paraissent souhaitables et nécessaires.

Cordialement,

Delia Kohen
Présidente d’Œdipe le Salon

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