C’est un livre touffu, qui s’attache à lire encore une fois, la question « trans » avec un souci historique d’un côté, et une réflexion théorique de l’autre, surtout attaché à reprendre les réflexions de Freud dans Totem et Tabou, et le Malaise dans la civilisation.
Il y a aussi beaucoup d’apports des psychanalystes de tous bords dans un éclatement presque des différentes perspectives qui ont traversé la psychanalyse : et à ce titre c’est passionnant de lire ce qu’apporte Mélanie Klein, à côté de Winnicott, ou Tustin, sans oublier des noms moins connus (de moi) comme jacques Ellul ou jean Yves Broudic ou Marc Hunyadi … des philosophes, des romanciers, des artistes …
En fait c’est un peu tout le paysage intellectuel contemporain qui est convoqué ici, pour rendre compte du phénomène « trans » en articuler les ressorts, et les espoirs et les menaces ! Notons qu’elle termine avec le recours à Spinoza et sa « joie permanente » dans la « connaissance du troisième type », « qui augmente la puissance d’agir » !

Jeanne Lafont, psychanalyste, psychothérapeute. Mes livres : Chez Point hors ligne, Topologie ordinaire de Jacques Lacan, 1986; Topologie lacanienne et clinique analytique, 1990. Les pratiques sociales en dette de la psychanalyse, 1994. Chez EFEdition. Les dessins des enfants qui commencent à parler, 2001; Six pratiques sociales, (livre collectif), 2006; La langue comme espace, 2015.
